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Pilier de Pylône, Alexandre Hurel livre son intention
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« Pylône : des livres énervés. Insolents. Râleurs. Rageurs. Bien écrits.
Autant dire, des livres énervants.
Pas seulement une nouvelle maison d’édition.
Plus certainement, une nouvelle manière d’être énervé.
Il faut dire que la réalité est agaçante.
Des voitures brûlent. Des cadres se suicident à Villacoublay.
Deux milliards d’êtres humains souffrent de la soif.
L’intégrisme fait florès.
Pétain pête la forme.
Bon…
On voudrait bien, avec la marquise, chanter que tout va très bien.
Mais ça va mal.
Et ce mal-être de notre civilisation, nous voulons l’écrire.
Le hussard est descendu du toit, il prend du peytol dans le Chapias.
De Giono à Artaud, ça nous va…
Oui, ce sont des auteurs de cette trempe que nous allons publier.
Des auteurs écrivent avec le feu au bout des doigts.
Staline dirait : « La littérature, combien de division ? »
On sait pas, on attend la réponse de Poutine.
Tout ne va pas si bien, madame la marquise !
Mais qu’est ce qu’on va rigoler… »