Andy Vérol, j’ai découvert ses écrits via la toile. Une écriture furieuse, dérangeante, irrégulière parée d’une énergie de dingue. Les lecteurs du e-torpedo ont bénéficié de cet engouement littéraire virtuel, puisque ce nouveau souffle venu d’ailleurs, y était régulièrement relayé.
Aujourd’hui, Andy Vérol nous livre son premier opus « Les Derniers Cow-boys français » et son roman est une véritable réussite.
Et puisqu’il a trouvé sa maison d’édition Pimientos, grâce à internet, il est équitable que les internautes soient les premiers prévenus de la bombe littéraire qui débarque
le 02 Avril dans les librairies

L’histoire :
Un flic trentenaire, sans grade, cocu et malheureux trace mécaniquement les sillons de son père commissaire à la retraite. Mais l’homme est sensible et sa femme Justine lui pose de terribles problèmes métaphysiques. Au point d’éprouver le besoin de se travestir en « elle » pour mieux tenter de cerner les raisons de son infidélité “addictive”. Cette quête le laisse naturellement dépossédé et sur le flanc. Fragilisé, il découvre qu’au sein de la police - sa famille somme toute, originelle - sévissent des flics aux rites barbares et sadiques. C’est dans un état de transe auto-destructrice et par le biais d’une petite annonce qu’il décide de partir vers le Far-west.
Je ne déflorerai pas plus le contenu de ce roman, mais Andy Vérol, habité et véhément dresse le portrait d’une société en dérive, au bord de l’explosion. Il le fait dans un style cuisant avec de vraies trouvailles poétiques…à la vitesse d’un météore.
Non seulement ce roman atypique « Les Derniers Cow-boys français » fait vivre au lecteur un voyage hallucinant mais l’animalité qui transpire à chaque page, fleure le sexe, les tisanes émancipatrices et l’inconnu avec une jubilation incandescente. Et ça fait du bien…. Bon Dieu, que ça fait du bien !…
Le roman d’Andy Vérol nous change de cette littérature convenue et insipide dont nous abreuvent les épiciers de la Culture. Et ça, c’est une sacrée bonne nouvelle !
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